#RoyalBaby, qui dit popularité, dit opportunité

tumblr_mio0b4NESI1r0enido1_500Si vous n’en avez pas entendu parler, c’est que vous n’habitez pas sur la même planète que nous, l’annonce de l’arrivée du bébé royal est PARTOUT! Le couple royal est sans l’ombre d’un doute le couple le plus médiatisé de l’heure (toutes nos excuses à Kim et Kanye). Après leur mariage, l’annonce de la grossesse de la Duchesse de Cambridge (mieux connue sous le nom de Kate Middleton), voilà que maintenant c’est la venue au monde du futur héritier du trône britannique qui fait couler de l’encre et qui génère des milliers de clics.

Lundi le 23 juillet, « la naissance du bébé royal à Londres a suscité plus 25 300 tweets par minute au pic de l’activité sur le réseau social, témoignant de l’énorme intérêt suscité par cet événement, a indiqué Twitter.» Le mot-clic #RoyalBaby quant à lui a été utilisé plus de 900 000 fois alors que nous n’avons pas les statistiques pour son équivalent francophone #BébéRoyal. La popularité de l’événement sur les médias sociaux démontre l’engouement de la population face à cette nouvelle au-delà de l’acharnement de la presse!

Qui dit popularité, dit opportunité. Les publicitaires s’en sont ainsi donné à cœur joie, en diffusant plusieurs publicités à saveur royale.  Publicité de mauvais goût et opportunisme direz-vous ? Eh bien oui, et visiblement ces efforts n’auraient pas eu l’effet escompté par les marques qui se sont vues critiquées et qui se sont fait reprocher de nous servir du réchauffé manquant de créativité.

À quand le prochain délire médiatique autour de la jeune famille royale ? Certainement très prochainement lors de l’annonce du nom que les parents auront choisi pour leur Royal Baby!

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Nommer son blogue (ou son entreprise, son groupe de musique, son produit)…

Certains d’entre vous, collègues du cours INF6107, ont peut-être eu de la difficulté à trouver le nom de leur blogue. Comme Victor Pineiro nous l’indique dans son billet publié sur Mashable, le choix d’un nom pour une entreprise, un groupe de musique, un produit ou même un blogue s’avère souvent un exercice ardu.

Il offre d’ailleurs quelques trucs pour faciliter l’exercice et aboutir à une dénomination qui vous plaira et qui représentera l’essence de votre initiative.

1) Commencez par trouver des mots qui sont en lien avec votre initiative
2) Jouez avec les mots
3) Pour maximiser votre visibilité, misez sur certains mots-clés communément cherchés dans les moteurs de recherche
4) Assurez-vous que votre nom ainsi que l’URL qui s’y rattache sont disponibles
5) Testez avant de lancer officiellement, vos réseaux seront utiles à cette étape.
6) Ajustez, et lancez-vous!

Autres sources ici et ici 

La signification des interactions sur les médias sociaux

Vos amis sur Facebook sont-ils vraiment vos amis? Comme le mentionne Sarah P. St-Pierre dans son billet « Quand le nombre d’amis devient-il excessif? », certains usagers semblent collectionner des amis sur Facebook. Les médias sociaux nous permettent d’entrer en relation les uns avec les autres de différentes manières et nous offrent de nouvelles formes d’interactions qui ne sont pas nécessairement possibles dans la réalité. Par exemple, il serait impossible pour une personne d’entretenir plusieurs centaines de relations sans l’intermédiaire des plateformes du Web 2.0. Plusieurs questionnent d’ailleurs la valeur de ces relations et interactions sur les médias sociaux. Il n’existe pas de code officiel, toutefois, voici en bref la signification et la valeur de quelques actions à la lumière de quelques recherches :

Les abonnés sur Facebook et Twitter

Les gens qui suivent et aiment une marque ou une personnalité ont en fait consenti à recevoir des mises à jour et des publications de la part de ces derniers, peu importe s’ils les aiment réellement ou adhèrent à leurs idées et valeurs. Puisque s’abonner ou suivre un compte sur Twitter ou Facebook ne constitue pas une acceptation ni une approbation, l’option J’aime ou Suivre auraient pu en fait être nommés «Opt-in» ou « inscription au fil de nouvelles ».

Les gens qui ne font que suivre ou aimer une page en forment l’auditoire passif alors que ceux qui commentent ou publient sur la page établissent un lien avec celle-ci et en deviennent des participants. De plus, le nombre de clics sur les liens qui sont diffusés démontre également le niveau d’engagement des abonnés, alors qu’un  clic «j’aime» témoigne normalement plutôt le simple fait d’avoir remarqué la publication.

Les amis Facebook 

Les amitiés sur Facebook on révolutionné, ou comme les plus pessimistes diraient atténué, la signification de camaraderie telle qu’on la connaissait à l’ère du 1.0. Les amis sur Facebook ne sont pas nécessairement des gens que nous fréquentons dans la vie de tous les jours, il peut s’agir de connaissances, d’amis lointains, d’amis de nos amis, etc. Or, bien que la liste d’amis virtuels de la plupart des usagers est plus longue que dans la réalité, plusieurs auteurs stipulent que les médias sociaux diminuent nos capacités à communiquer face à face, ce qui nous affaiblit socialement. Toutefois, l’envers de la médaille est aussi vrai, puisque d’un simple clic et quelques phrases écrites, il nous est possible d’entretenir une relation en ligne.

Une mention et un mot-clic (hashtag)

Une mention sur Twitter (@alias) ou encore sur Facebook constitue une référence lorsque les propos d’une personne ou d’une institution sont cités, ou une forme de copie conforme (CC.). De manière générale, une @mention renvoie à une personne, une institution ou une organisation un #mot-clic (hashtag) désigne une communauté, un concept, une émotion ou une expérience.

Un gazouillis partagé (Retweet) 

Un RT ne constitue pas une acceptation ni une approbation, toutefois il porte une attention au message ainsi qu’à l’émetteur et au compte de celui-ci. Encore une fois, il n’y a pas de règles précises, mais en général les usagers partagent les gazouillis qu’ils considèrent pertinents et dignes d’être partagés.

Un favori sur Twitter ou un épinglage sur Pinterest

Cette option est une forme de catalogage de l’information, qui permet aux usagers d’épingler un article ou de sauvegarder un gazouillis et le consulter plus tard.

La liste pourrait s’étirer encore, et tant qu’il n’existe pas d’études approfondies et de règles écrites, la signification des interactions en ligne restera floue dans l’esprit des gens. Puisque nous n’avons pas encore été conditionnés totalement en tant qu’être social à travers des outils virtuels, notre soi en ligne reste à être peaufiné. Il reste à voir comment les prochaines générations définiront les notions d’amitié et d’adhésion !

Un lexique pour les médias sociaux

Si vous travaillez dans le domaine des communications, si vous étudiez les tendances Web et sociales et si vous utilisez les médias sociaux, ce guide vous sera un outil indispensable pour trouver le mot juste !

Le bulletin de terminologie (anglais-français) publié par le Bureau de la traduction du Canada permet non seulement de définir les termes courants utilisés dans le monde des médias sociaux, il répertorie également les équivalences et traductions acceptées des termes communément utilisés.

L’initiative du bureau tombe à point (quoiqu’un peu en retard) puisque

Les possibilités qu’offrent les médias sociaux sont immenses et peuvent être exploitées de mille et une façons. À titre d’exemple, le gouvernement du Canada utilise de plus en plus les médias sociaux pour communiquer avec les citoyens et accroître sa visibilité sur le Web.» (Bureau de la traduction du Canada, 2013).

Ainsi, ce guide permettra peut-être d’éliminer les (horribles) conversations ressemblant aux exemples suivants :

« Il a Tweeté un article fort intéressant que j’ai Retweeté pour que mes Followers puissent le voir. »

« Seuls les gens qui Like ma page peuvent voir mes Posts, toutefois, ils peuvent les voir si un de leurs amis est Taggué, ou Like le Post

Or, espérons que des mises à jour fréquentes sont prévues, car à la vitesse où le Web évolue, ce lexique deviendra désuet assez rapidement!

L’utiliserez-vous?

Révélation : Je souffre de nomophobie

http://montrealcampus.ca/2012/10/

Anxiété portative
Source: Montréal Campus

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas malade, mais comme la majorité des utilisateurs de téléphones intelligents,  j’angoisse à l’idée de devoir m’en séparer. Aux dernières nouvelles, ce trouble ne figurait pas au DSM (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), mais trêve de plaisanteries, je suis convaincue que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne le soit! En bref, ce mal du 21e siècle est réel et est décrit comme suit :

« Le mot est une contraction de «no mobile phobia», signifiant cette angoisse aiguë à l’idée de perdre son téléphone mobile ou encore l’incapacité à vivre sans. Tout naturellement, l’angoisse d’être déconnecté grandit au fur et à mesure que notre mobile devient indispensable. Avec des smartphones toujours plus sophistiqués, et des applications toujours plus ingénieuses, il devient réellement difficile de s’en séparer. » 

Le sujet est sur la table depuis déjà un certain temps et plus la technologie avance, plus on est connectés et plus on en entend parler. On nous met au défi de nous déconnecter, on énumère les problèmes psychologiques et physiques qui en découlent et on nous invite à nous questionner sur notre utilisation et notre dépendance à nos appareils technologiques et enfin, on nous aide à apprendre à déconnecter. Nos voisins du sud ont même mis sur pied le national day of unplugging, c’est du sérieux!

Dernièrement, mon fil d’actualité débordait de publications de FastCompany sur le sujet tendance de l’heure #unplug (déconnexion) et ces articles tombent à point, puisque je devrai moi-même me séparer le temps d’une semaine (5 jours!) de cet objet qui partage mes jours et mes nuits depuis belle lurette et j’angoisse. J’appréhende ces cinq jours où je ne pourrai pas entrer en contact librement avec mon entourage, où je ne serai pas joignable, où je ne pourrai pas vérifier ma boîte courriel ou mon compte Facebook à tout moment, où je ne pourrai pas Googler des informations qui m’échappent, où je ne pourrai pas tracer mon chemin grâce à l’application GPS, et j’en passe. Le pire dans tout ça? C’est que j’aurai quand même un accès LIMITÉ à mon ordinateur et à une connexion WI-FI sporadique … je ne serai donc pas complètement déconnectée. Heureusement qu’il me reste quelques jours pour consulter les nombreux guides pour réussir ma déconnexion partielle et temporaire sans trop de dommages.

N’essayez donc pas de me rejoindre la semaine prochaine, j’aurai une très faible existence technologique.

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Trop d’information, désinformation!

Le Web 2.0 offre ce riche amalgame d’information produite par les usagers et celle créée par les journalistes affiliés aux sources d’information traditionnelles. Évidemment, la multiplication des sources et la démocratisation du contenu journalistique permettent aux citoyens d’obtenir plus d’information et de donner un sens aux nouvelles en intégrant plusieurs éléments du contexte qui auraient pu être ignorés par les médias traditionnels. Les outils du Web en plus de permettre l’abondance d’information favorisent le partage et la propagation de celle-ci.

Dans cette réalité, l’appât du scoop entraîne davantage de compétition chez les journalistes et puisque la nouvelle est beaucoup plus facile à transmettre lorsqu’elle ne comporte que 140 caractères, la marchandise est parfois livrée à la hâte. C’est ainsi que les canulars et les informations erronées se transforment rapidement en rumeurs qui prennent parfois une ampleur démesurée. Prenez par exemple la fausse mort de Pat Burns en 2000, les photos truquées de l’ouragan Sandy en 2012 et le manifestant présumé mort aux suites d’une altercation policière, des situations où la fable a subitement fait la Une avant même que les informations puissent être vérifiées et validées.C’est un peu ce que souligne Ducas dans le Huffington Post Québec :

«Évidemment, tout le monde s’interroge à qui mieux mieux sur le tour que peuvent prendre les rumeurs à l’ère des médias sociaux. « C’est drôle: ceux qui disent faire preuve de beaucoup de scepticisme lorsqu’ils lisent les journaux traditionnels sont les premiers à croire tout ce qui circule sur le Net. », soulignait, sur sa page Facebook, le chroniqueur Richard Martineau. « Désormais, si on peut le lire sur le web, c’est que c’est vrai », ajoute Mario Roy dans La Presse. De la même façon que, dans le temps, on entendait dire : « Oui, mais c’est écrit dans le journal ! ». Ce n’est pas forcément à toute épreuve, mais les médias « traditionnels » sont au moins soumis à certaines normes, comme le souligne pour sa part Yves Boisvert.»

Dans cette marée d’information en provenance de partout, qui valide les renseignements ? À qui revient le rôle de gatekeeper? Enfin, s’il y a bien un conseil à suivre lorsqu’on consulte les nouvelles sur Internet c’est de vérifier pour confirmer ou infirmer l’information auprès de plusieurs sources fiables et crédibles. À vos moteurs de recherche!

 

Votre quinze minutes de gloire

Le web a cette particularité de démocratiser la production d’information, j’en ai parlé brièvement dans un billet précédent : n’importe qui peut placer à la vue de tous à peu près n’importe quoi. Toutefois, ce n’est pas parce que votre contenu se trouve en ligne qu’il sera consulté, partagé et primé. Mais alors, comment expliquer la soudaine montée vers la gloire de certaines vidéos, photos et personnalités sur le Web?

Avant toute chose, détrompez-vous, la culture du viral n’est pas née en même temps que l’Internet! L’Office national du film a d’ailleurs tenté de démystifier le phénomène dans son webdocumentaire faisant le point sur l’origine des mèmes (internet memes) et des vidéos virales en parallèle avec les légendes et mythes d’autrefois. Ainsi, on y constate que le Web n’est qu’un accélérateur dans le partage de ces histoires « qui prennent une ampleur si grande qu’ils deviennent des mythes et s’inscrivent dans la culture populaire. » (ONF, Mythes 2.0.), présentant un nouveau canal pour effectuer le traditionnel bouche-à-oreille.

Dans un univers où le contenu est roi, comment se fait-il que du matériel si peu pertinent à la base (dans la majorité des cas) devienne viral ? Il n’existe pas de formule en soi, mais certaines études se penchent sur le phénomène afin de déceler quelques similitudes qui constitueraient des éléments déclencheurs de l’ascension du contenu Web vers la propagation. Outre un certain concours de circonstances, trois éléments semblent être communs à toutes les sensations Web : la concision, l’humour et la résonnance avec des valeurs culturelles.

Par ailleurs, viral ne rime pas nécessairement avec éphémère. Bien que dans la majorité des cas, le contenu viral s’essouffle après un très court laps de temps, le succès de certains perdure. En cette journée de la fête du Canada, il n’y aurait pas meilleur temps pour souligne notre vedette nationale (pointe de sarcasme) Justin Bieber, dont le succès est né sur Youtube il y a déjà quelques années.

En somme, croisez vos doigts si vous souhaitez obtenir votre quinze minutes de gloire sur Internet, le destin décidera du reste!